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06/08/2018

Il fait chaud.

Ces jours-ci, l'envie d'écrire me revient véritablement mais mon bureau étant sous les toits et mon ordi n'étant pas portable, j'admets qu'avec plus de 30 degrés dans la pièce, l'inspiration ne résiste pas au surplus de transpiration, des sensations du corps assommé par la chaleur.

Alors j'écrirai juste qu'il fait chaud, dirais-je même très très chaud, histoire qu'on se rappelle qu'en cet été 2018, des records de température sont battus et qu'il ne reste plus tant d'année avant que notre pays connaisse des étés à 45 degrés, c'est pour 2050, demain en fait.

Allons-nous réfléchir à comment mieux gérer ces étés très chauds et ces hivers très froids ? ( car le réchauffement climatique ce sont les extrêmes, non, il ne fera pas plus chaud en hiver !)

Allons-nous climatiser à max et ainsi rejeter de l'air chaud en grande quantité dans notre atmosphère déjà bouillonnante ?

Au Maghreb, les gens vivent l'été depuis des années avec ces températures de plus de 40 degrés et ils arrivent bien à s'y faire...mais c'est vrai que leurs constructions sont mieux adaptées, petites ouvertures, beaucoup de pierres, murs pâles, il faut dire qu'eux ils n'ont pas froid l'hiver et ne font pas de grandes baies vitrées à la recherche du soleil automnal et hivernal...

Que faire alors ?

Bien sûr je n'ai pas la solution mais je sais que je ne suis pas pour l'ultra climatisation...des particuliers.

Bien sûr, des avancées sont nécessaires sur ce plan dans les hôpitaux, dans les usines, bref dans les endroits où les gens travaillent, c'est déjà bien assez dur d'aller bosser avec cette chaleur. ( je dois aller faire des photocopies de livrets de plusieurs pages de rallye lecture depuis 10 jours, je repousse, je repousse...je n'imagine pas la température dans les bâtiments des écoles et alors avec la photocopieuse en marche....)

Je ne donnerai pas de leçons mais c'est vrai que je participerais bien à une réflexion sur le sujet.

En attendant, y'a pas à dire ou à écrire.

Il fait vraiment chaud.

31/07/2018

Si je m'écoutais.

Si je m'écoutais, j'aurais conduit la voiture qui les emmène à Paris, j'aurais piloté les avions Paris/Amsterdam / Nairobi/ Antanarevo, j'aurais vérifié que les bagages suivaient bien chaque changement d'avion, j'aurais fait l'hôtesse de l'air aux petits soins, j'aurais été le taxi qui les attend à l'aéroport, j'aurais été les scouts malgaches qui vont les accueillir avec le sourire, je serais les bénévoles de l'association qui les réconforteront quand il y aura des baisses de moral ou des petits/grands imprévus à gérer....

Mais j'ai beau m'écouter...

J'entends....

- la patience de ces derniers jours à les aider à terminer leurs préparatifs de bagages, à pallier à quelques petits achats de dernière minute ( guide du routard, livres, lampe,bref des bricoles mais utiles).

- la tendresse pudique à leur égard.

- l'anxiété non montrable...et accepter les "maman tout va bien se passer, on gère".

-la fierté de les voir concrétiser ce projet qui leur a demandé tant d'efforts et tant de temps... ( un projet compagnon, sur trois années, c'est beaucoup, beaucoup de temps consacré à des rencontres d'équipes, de constitution de dossiers administratifs, de recherche de partenaires, de recherche de financement ( plus de 10000 euros récoltés grâce aux ventes de vin, de gâteaux, aux services rendus à la personne, aux emballages de papiers cadeaux, aux dons de particuliers, bref des heures et des heures de temps personnel consacré au financement du projet, les familles ne donnant que 300€ par jeune), de vécus en équipe et de construction du sens à donner au projet choisi.

- l'espoir que tout se passe bien matériellement parlant et que cela soit exceptionnel humainement parlant.

Dans 24 heures, ils poseront les pieds sur le sol de Madagascar et seront confrontés à bien des choses non envisagées alors je m'écoute encore et j'entends :

- la confiance en ces 6 jeunes soudés, enthousiastes, curieux qui vont faire vivre cette belle devise scoute,première orientation du projet pédagogique des Scouts et Guides de France à savoir " Aider les filles, les garçons, les jeunes, les adultes à devenir des citoyens heureux, actifs, utiles et artisans de paix. "

Si je m'écoutais...je serais partie avec eux...j'aimerais tant participer à un tel projet.

 

30/07/2018

L'aboutissement.

Demain, c'est le démarrage de l'aboutissement du vécu scout de mes grands enfants.

Une journée attendue et redoutée pour moi...

Mais revenons à cet aboutissement.

Dans le groupe scout que j'ai chapeauté en tant que responsable pendant 8 ans ( j'ai passé le relais en septembre dernier), j'ai vu grandir, évoluer, participer à des tas de projets, 13 jeunes âgés actuellement entre 18 et 21 ans.

Je fus la goutte d'eau qui a permis d'aider à la mise en place des projets pensés par les jeunes et les encadrants chefs et cheftaines et je les ai vus évoluer, pour la plupart depuis l'âge de 10 ans au sein de notre beau groupe scout, au sein de notre chouette mouvement Scouts et Guides de France.

A leur tour de semer des gouttes d'eau, déjà parce que la plupart d'entre eux sont devenus animateurs chefs, cheftaines et encadrent des jeunes bénévolement en leur transmettant tout ce qu'eux-mêmes ont appris par le scoutisme et aussi parce que ces 13 là réalisent cette année leur projet de solidarité internationale.

7 d'entre eux sont partis mardi dernier en Inde du nord, en partenariat avec une association s'occupant d'enfants orphelins et leur projet s'articule autour d'actions à mener au sein de plusieurs orphelinats.

Les 6 autres, dont mes trois grands, partent demain à Madagascar en lien avec une association développant la permaculture et la formation des populations à la pratique de l'auto-suffisance alimentaire. Ce projet est en lien direct avec leurs trois années compagnons axées sur l'écologie et la permaculture puisque leur premier camp de première année compagnon était dans le Jura pour aider 15 jours une vachère ( entretien de l'étable, sortie des vaches et tout ce qui va avec), leur second camp était au Creusot dans une association qui pratique la permaculture avec la dimension culturelle puisque tenue par des musulmans et là ils ont vraiment mis en pratique le concept et donc demain l'aboutissement avec la concrétisation du projet Madagascar.

Je n'écris pas pour glorifier leur action mais il me semble important de les soutenir et les encourager car ils partent vers un certain inconnu...hier soir ma grande fille me disait que leur contact avec l'association leur avait écrit pour leur dire que c'était leur premier partenariat avec les scouts et qu'ils avaient besoin de main d'oeuvre et d'aide donc....qu'ils les espéraient plein de bonne volonté et elle leur a aussi confirmé qu'ils les hébergeaient mais en condition rudimentaire, normal quoi !

J'espère vraiment que le partenariat associatif va bien se passer car en plus du projet de bénévolat et d'apport d'aide, c'est bien un projet à grande dimension humaine qui se vit...des rencontres avec les bénévoles, avec les populations locales, avec les scouts locaux et c'est aussi en cela, que c'est un vrai aboutissement puisque depuis onze années, tous leurs projets scouts sur le terrain, les ont amenés à des rencontres formidables, parfois tendues mais en tout cas toujours enrichissantes.

J'expliquerai comment s'est construit le projet et quel retour en sera fait.

Je me dis que c'est quand même beau d'aboutir tout en gardant à l'esprit que cet aboutissement est le début d'autre chose.